Quel processus de recyclage les véhicules hors d’usage suivent-ils ?

Pour pouvoir donner une seconde vie aux véhicules hors d’usage, les épaves doivent passer par plusieurs étapes dans nos centres agréés. Seul ce processus permet un traitement sûr et écologique. Mais comment se déroule-t-il précisément ?

Collection et désimmatriculation

Le dernier propriétaire rend son véhicule hors d'usage dans un point de vente ou le fait enlever par un centre de recyclage agréé. Après avoir vérifié l'état du véhicule, le point de vente vous donne une "preuve de délivrance" ou, dans le cas d'un centre de recyclage agréé, un "certificat de destruction". Febelauto a besoin de ce dernier document pour garantir le recyclage durable du véhicule et pour assurer la désimmatriculation auprès de la Direction pour l’immatriculation des véhicules (DIV) du SPF Mobilité et Transports (afin que vous, le propriétaire, soyez définitivement déchargé de toute responsabilité).

Dépollution

Bien qu’un véhicule hors d’usage contienne une foule de matières premières recyclables, il n’en constitue pas moins un déchet dangereux au début du processus de recyclage. La première étape de ce processus est la dépollution, à savoir le retrait minutieux de tous les liquides et pièces nuisibles.

Par exemple le carburant, le liquide lave-glace, le gaz du système d’air conditionné et les batteries de démarrage au plomb. C’est également au cours de cette phase que l’on retire les pneus. Les liquides et les pièces dangereux sont conservés dans des conteneurs spéciaux, qui seront ensuite collectés et recyclés par des opérateurs de recyclage agréés.

Tous les centres agréés sont soumis à une obligation de dépollution. Cette obligation leur impose de retirer rigoureusement tous les liquides et les pièces des épaves avant de les traiter :

À ce stade, toutes les batteries et tous les pneus sont également démontés. Dans le cas d'un véhicule à traction électrique, la batterie haute tension est démontée et emportée pour être déchargée et traitée. Les modules des batteries encore utilisables (63 % en moyenne) reçoivent une seconde vie, soit par le biais de la refabrication (remanufacturing), soit dans des applications de seconde vie telles que les systèmes de stockage d'énergie stationnaires. Les 37 % de modules défectueux restants sont recyclés pour récupérer les précieuses matières premières. Découvrez-en davantage sur le recyclage des batteries ici.

Démantèlement

Deuxième étape : le démantèlement. Cette étape vise à démonter toutes les pièces réutilisables. Les pièces mécaniques ou de carrosserie et les composants électriques ou électroniques sont démontés en vue de leur réutilisation - ce qui représente en moyenne 23 % du poids du véhicule. Ces pièces sont minutieusement contrôlées et réintroduites sur le marché en tant que pièces automobiles d'occasion. Ces pièces de seconde main permettent non seulement d'économiser des matières premières précieuses, mais aussi de réduire considérablement les émissions de CO2 (80 % en moyenne). Par exemple le moteur et les rétroviseurs. Néanmoins, pour des raisons de sécurité, certains éléments ne peuvent pas être démontés à des fins de réutilisation.

Compactage

Après avoir retiré tous les liquides dangereux et les pièces réutilisables, l’épave du véhicule est compactée à l’aide d’une presse hydraulique en forme de cube ou de crêpe. L’objectif est de rendre l’épave aussi compacte que possible afin de faciliter le transport vers l’installation de broyage. Car ce cube ou cette crêpe ne sont certainement pas la fin de notre histoire de recyclage.

Remarque importante : à compter de cette étape, l’épave est considérée comme officiellement « détruite », si bien qu’il devient impossible de réutiliser ou de réimmatriculer le véhicule. Cette destruction physique s’accompagne d’une destruction administrative : le numéro de châssis est définitivement radié auprès de la Direction pour l’immatriculation des véhicules (DIV) du SPF Mobilité et Transports.

Broyage

Les épaves ou les véhicules compactés sont ensuite envoyés dans un centre de broyage. Le rotor de cette machine est muni d’une série de marteaux qui tournent à une vitesse d’environ 600 tours par minute. L’épave est ainsi broyée en morceaux de la taille d’un poing en seulement quelques secondes.

Technologie post-broyage

C’est maintenant que les choses sérieuses commencent : A l'aide de pas moins de 40 processus automatisés (aimants, courants de Foucault, flottation, intelligence artificielle, etc.) les matériaux broyés sont séparés de manière professionnelle en fonction de leurs propriétés physiques. Grâce à ces technologies dites de post-broyage, de nombreux matériaux peuvent être récupérés.

Un système d’aspiration ingénieux sépare les métaux ferreux des métaux non ferreux (ex. particules ou matières plastiques). De grands aimants poursuivent ce travail de séparation des métaux ferreux (le fer et tous les alliages à base de fer) et non ferreux (ex. aluminium, zinc, cuivre).

Le mélange de métaux non ferreux est ensuite traité dans une unité de flottation chargée de séparer les différents métaux non ferreux afin de pouvoir récupérer de la matière première. Grâce à cette technologie « post-broyage », on parvient ainsi à récupérer notamment du cuivre, du zinc, du plomb et de l’acier inoxydable. Le même procédé est appliqué pour récupérer les matières plastiques, la fraction de fibres et le verre.

Recyclage

Après le tri, les différentes fractions de matériaux (acier, aluminium, cuivre, zinc, plastiques, fibres, verre et bien d'autres) sont transportées vers diverses usines de recyclage, qui les traitent et les réintègrent ensuite dans la chaîne de production des industries les plus diverses. Vous souhaitez savoir ce qu’il advient des différents matériaux ? Jetez donc un petit coup d’œil à nos matériaux recyclés.

Parallèlement, il subsiste un peu moins de 5 % de l’épave que nous ne pouvons recycler et devons brûler. Il est néanmoins fait usage d’incinérateurs spéciaux qui permettent d’exploiter l’énergie libérée. Après l’incinération, il reste une toute petite quantité de matière, notamment les cendres, que nous devons entreposer. Là encore, toutes les mesures sont prises pour que ce stockage soit exécuté le plus écologiquement possible : les centres d’enfouissement technique modernes sont d’ailleurs hermétiquement isolés de l’environnement.

Le processus de recyclage entier permet de réutiliser, de recycler et de récupérer jusqu'à 98 % du poids d'un véhicule. ​Optez donc pour le recyclage durable de votre (marque) en fin de vie et rend votre véhicule à un point de vente ou un centre agréé.